JOURNÉE DU DROIT ET DE LA MER : L’ISMI, L’UFHB ET L’AMBASSADE DE FRANCE S’UNISSENT POUR SAUVER NOS ÉCOSYSTÈMES MARINS ET LAGUNAIRES

L’amphithéâtre de l’Institut de Sécurité Maritime Interrégionale (ISMI) a abrité ce mardi une rencontre majeure dédiée à la préservation de notre environnement marin et lagunaire. Réunissant autorités institutionnelles, experts juridiques, partenaires internationaux et une forte mobilisation de la jeunesse étudiante, la 4ᵉ édition des Journées du Droit s’est couplée à l’édition 2026 de la Journée Mondiale de la Mer autour d’un thème évocateur : « Le droit en action pour sauver l’environnement marin et lagunaire ».

La cérémonie a été marquée par la présidence effective de Monsieur Abroulaye Fofana, Secrétaire Permanent du Comité Interministériel de l’Action de l’État en Mer (SEPCIM-AEM), aux côtés du Colonel-Major Karim Coulibaly, Directeur Général de l’Académie Régionale des Sciences et Techniques de la Mer (ARSTM), et de Monsieur Marc Meslin, Magistrat de liaison régionale près l’Ambassade de France en CI, représentant de l’Ambassadeur de France.

Des interventions fortes tournées vers l’action 

M. Abroulaye Fofana (SEPCIM-AEM) : A rappelé que la protection de l’environnement marin est une responsabilité collective exigeant des règles adaptées et une application rigoureuse du droit. Il a invité les participants à traduire ces règles juridiques en actions concrètes sur le terrain.

Maj. Karim Coulibaly (DG de l’ARSTM) : S’est félicité de la présence massive des jeunes et a salué les progrès accomplis, notamment avec l’inauguration récente du Centre Opérationnel Intégré de l’Action de l’État en Mer pour renforcer la sécurité maritime.

Marc Meslin (Rep. de l’Ambassadeur de France) : A exhorté à dépasser le jargon juridique pour se tourner résolument vers l’action : « L’océan gronde, la lagune s’étouffe, la règle juridique doit répondre ! » Il a rappelé que la pollution se moque des frontières et requiert une coopération internationale exemplaire.

Un constat alarmant, une urgence d’agir

Océans et lagunes sont au cœur du développement socio-économique de la Côte d’Ivoire (pêche, transport maritime, tourisme, commerce portuaire). Pourtant, ces écosystèmes indispensables subissent des pressions grandissantes : pollutions plastiques et par hydrocarbures, rejet d’eaux usées, surexploitation des ressources et effets destructeurs du changement climatique.

Du texte législatif à la pratique quotidienne

Au-delà des conventions internationales (Montego Bay, MARPOL) et des cadres nationaux, la priorité réside dans l’application effective des règles :

  • Contrôles renforcés des navires et des installations portuaires.
  • Lutte sans relâche contre la pêche illicite et les déversements polluants.
  • Coopération internationale accrue pour faire face à une menace transfrontalière.

La jeunesse au cœur de la transition environnementale

Cet événement, fruit d’un partenariat entre l’ISMI, l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB), l’Ambassade de France et le Ministère de la Justice, a mis à l’honneur un grand nombre d’étudiants (UFHB, IUPA, ARSTM). Futurs magistrats, marins, juristes ou décisionnaires, cette jeune génération est appelée à faire vivre le droit en action.

 

Une responsabilité collective pour un avenir durable

La sauvegarde de notre environnement naturel exige un engagement partagé et une gouvernance responsable où développement économique et préservation de la nature avancent main dans la main.