
Le Camerounais Maurice K. Kamga et l’Argentine Frida María Armas Pfirter ont été élus respectivement président et vice-présidente du Tribunal international du droit de la mer (TIDM) pour la période 2026-2029. Ces élections se sont tenues lors de la soixante-deuxième session administrative du Tribunal, marquant le renouvellement de sa direction pour un mandat de trois ans.
Le Tribunal international du droit de la mer (TIDM) a porté le Camerounais Maurice K. Kamga à sa présidence et élu l’Argentine Frida María Armas Pfirter au poste de vice-présidente pour la période 2026-2029. Les deux magistrats exercent leurs fonctions au sein de cette juridiction internationale depuis plusieurs années : M. Kamga en est membre depuis le 1er octobre 2020, tandis que Mme Armas Pfirter y siège depuis le 1er octobre 2023.
Cette nouvelle équipe dirigeante aura pour mission d’assurer la conduite des travaux du Tribunal, une institution judiciaire indépendante chargée de régler les différends relatifs au droit de la mer.
Un mandat de trois ans à la tête du Tribunal

Conformément à l’article 12 du Statut du TIDM, le président est élu pour un mandat de trois ans et peut être réélu. Il préside les réunions, dirige les travaux de la juridiction et supervise son administration. Il représente également le Tribunal dans ses relations avec les États et les autres entités.
Le président est par ailleurs tenu de résider de manière permanente au siège du Tribunal, situé à Hambourg, en Allemagne.
Pour sa part, la vice-présidente assure le remplacement du président lorsque la présidence devient vacante ou lorsque celui-ci est empêché d’exercer ses fonctions. Ce rôle contribue à garantir la continuité de la direction et du fonctionnement de l’institution.
Le TIDM, une juridiction au cœur du droit international de la mer
Créé par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982, le Tribunal international du droit de la mer est un organe judiciaire indépendant chargé de statuer sur les différends concernant l’interprétation ou l’application de cette convention. Il peut également connaître des affaires lorsque sa compétence est expressément prévue par d’autres accords internationaux.
Les affaires soumises au Tribunal couvrent des enjeux majeurs pour les États et les activités maritimes. Elles peuvent notamment porter sur la délimitation des zones maritimes, la navigation, la conservation et la gestion des ressources biologiques marines, la protection et la préservation du milieu marin ainsi que la recherche scientifique marine.
L’élection de Maurice K. Kamga à la présidence et de Frida María Armas Pfirter à la vice-présidence intervient ainsi à la tête d’une juridiction essentielle au règlement pacifique des différends maritimes et à l’application du droit international de la mer.
