Le 28 novembre à Conakry, la FAO et le Ministère de la Pêche et de l’Économie Maritime ont réuni les partenaires techniques et financiers pour discuter du Plan Stratégique Halieutique de Guinée (PSHG) 2023–2027. Objectif : mobiliser les ressources nécessaires pour concrétiser ce plan ambitieux.
Ce PSHG vise à accroître la contribution économique et sociale du secteur halieutique, renforcer la gouvernance et la transparence et lutter contre la pauvreté et garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Depuis la Table ronde de 2022, des avancées significatives ont été enregistrées grâce au leadership des autorités du MPEM et à l’appui de la FAO notamment la Mise en œuvre du projet d’appui au développement durable du secteur des pêches ; l’Élaboration de projets bancables et le Renforcement des capacités des acteurs.
Cependant, des défis majeurs persistent : surexploitation des ressources, impacts du changement climatique, et manque d’infrastructures modernes (marchés de poisson, entrepôts frigorifiques, port de pêche industrielle).
Un appel fort à la mobilisation des partenaires
Au nom de la FAO, Dre Lisette Kohagné Tongué a rappelé que : “La pêche et l’aquaculture sont bien plus que des secteurs économiques : ce sont des leviers stratégiques pour la résilience climatique, la création d’emplois et la lutte contre la pauvreté”. Elle a insisté sur la nécessité de financer les projets prioritaires et de promouvoir des investissements durables et inclusifs, notamment pour les femmes et les communautés côtières.
De son côté, M. Fassou Théa, Ministre de la Pêche et de l’Économie Maritime, a exhorté les bailleurs à “Combler le déficit de financement et faire du PSHG un modèle de réussite pour la Guinée”.
Des partenaires prêts à s’engager
Les partenaires techniques et financiers ont exprimé leur volonté de soutenir le secteur : L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), par la voix de M. Nishimoto Akira, a annoncé que son pays a un projet régional pour développer les ressources humaines et la chaîne de valeur de la pêche, ouvrant la voie à des collaborations avec la FAO et le Gouvernement.
Pour l’Agence Française de développement (AFD), représentée par Dr Ibrahima Diallo, a rappelé l’appui de l’AFD via le projet KOUNKI (24 millions d’euros), tout en proposant la création d’un cadre de concertation permanent pour améliorer la coordination des interventions.
La FAO réaffirme son engagement à accompagner le Gouvernement et les partenaires pour transformer le secteur de la pêche et de l’aquaculture, en apportant expertise, coordination et transparence.
Source : FAO Guinée
